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Bénin: voici les prix de cession des intrants et d’achat de coton graine

Le gouvernement reste dans la dynamique d’anticipation. La campagne cotonnière 2020-2021 à peine lancée, les producteurs sont déjà fixés sur les prix de cession des intrants et d’achat de coton graine à l’issue de la campagne.

Les familles professionnelles de l’Association interprofessionnelle du Coton (AIC) ont convenu de reconduire, au titre de la campagne 2020-2021, les prix de cession des intrants aux producteurs pratiqués au cours de la campagne écoulée. Ce faisant, il s’agit notamment pour elles d’éviter que les fluctuations intervenues du fait de la pandémie de COVID-19 ne pèsent sur les producteurs. Ainsi, lesdits prix se présentent comme suit : 

  • engrais toutes catégories confondues : 240 FCFA le kilogramme,soit douze mille (12 000) FCFA le sac de 50 kg ;
  • insecticides coton : 3500 FCFA le flacon pour le traitement de demi- hectare (0,5 ha) ;
  • herbicides totaux : 3500 FCFA/litre ; 
  • herbicides sélectifs : 5000 FCFA/litre.

Par ailleurs, dans la même logique et malgré la tendance négative, elles ont décidé de maintenir les prix d’achat du coton graine aux producteurs à leurs niveaux de la campagne précédente. Ceux-ci s’affichent donc ainsi qu’il suit :

  • coton-graine conventionnel du 1er choix : 265 FCFA/kg net à payer au producteur ; 
  • coton-graine conventionnel du 2ème choix : 215 FCFA/kg net à payer au producteur ; 
  • coton-graine biologique du 1er choix : 318 FCFA/ kg net à payer au producteur ; 
  • coton-graine biologique du 2ème choix : 258 FCFA/kg net à payer au producteur ;
  • fonctions critiques : 10 FCFA/kg de coton-graine.
  • réserve stratégique : 5 FCFA/kg de coton-graine. 

Tenant compte de la volonté ainsi exprimée par les acteurs de la filière, le Conseil a homologué ces prix. Par ailleurs, le Conseil a été saisi de pratiques de mise en place sans contrôle de crédits par les institutions de microfinance, au profit des conseils d’administration des coopératives ou de leurs unions. Ceci crée des surendettements préjudiciables aux activités desdites coopératives et peut, à terme, compromettre leur viabilité. 

En conséquence les Ministres concernés par le dossier sont instruits à l’effet de prendre des mesures visant à instituer un mécanisme de consultation de l’AIC par tout établissement financier, dans le cadre de l’octroi de crédits de campagnes agricoles aux producteurs de coton des Coopératives Villageoises de Producteurs de Coton (CVPC). Ils veilleront, en outre, à renforcer le contrôle des intrants aux frontières dans le but de décourager leur bradage organisé de plus en plus par certains responsables desdites coopératives.

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